PORTRAITS – Ery Daniel Pervulescu

PORTRAITS – Ery Daniel Pervulescu

Ianuarie 2017

Né à Caransebeş le 4 décembre 1997, il est mon collègue de classe terminale au Collège National “C.D.Loga” de Caransebeş. À mon avis,  une vraie personnalité charismatique, malgré son âge. Ou, peut-être, grâce à son âge? Je pense que son avenir professionnel et les méandres de sa future vie privée pourront  clarifier le dilemme actuel. Mais jusque-là, faites/faisons coonaissance avec le plus aimé finaliste de la promotion “C.D. Loga” 2016-2017!

Apparemment, aucune introduction ne serait nécessaire puisqu’il est  connu de tout un monde: les jeunes de notre âge, nos profs, les téléspectateurs de la chaîne de télévision locale et la liste pourrait continuer. Bref, je suppose qu’il y a beaucoup de monde à l’avoir déjà connu ou, au moins, entendu parler de lui et je pense que son existence, sa présence parmi nous est la seule chose qui vaille dans ces temps tellement incertains, même sombres. Car pour moi, mais aussi pour une grande partie de mes collègues, il serait le premier  espoir de notre génération qui aspire,  plus que celles  précédentes, à la dignité morale, à la dignité humaine tout court . Il est Juif et il en est fier. C’est Ery Daniel Pervulescu.

Je ne suis pas la première à reconnaître la valeur humaine d’Ery ( appelé Dani par ses camarades de classe) et certainement je ne serai pas la dernière. Depuis son charisme exemplaire jusqu’à son habileté d’impressionner l’auditoire, il n’y a aucune aptitude qu’Ery ne maîtrise pas, sauf peut-être celle d’arriver à huit heures pile à l’école. Mais, compte tenu de la célèbre remarque poétique d’ Arthur Rimbaud –  “on n’est pas sérieux lorsqu’on a dix-sept ans”- on pourrait pardonner  à Ery cette petite déviance de la norme scolaire. D’autant plus qu’il s’est toujours dévoué aux grands projets visant l’accès des élèves à l’information culturelle et historique provenant des sources locale, régionale, nationale et internationale.

Quand il ne gère pas certaines de ses responsabilités juives au sein de la communauté locale, dont il s’est efforcé de ranimer la vieille et honorable tradition de l’entre les deux guerres mondiales, Ery  joue le rôle de leader de classe et non seulement. Il s’intéresse à tout le monde et à tout detail à la fois. Il est évident que ce jeune assez different de nous, les autres,   fait prevue d’une énergie humaine hors pair. Parfois, on se demande s’il est rentré chez lui en temps utile pour se reposer ou se préparer pour les classes du lendemain.

À mon avis, Ery est une espèce rare d’adolescent, peut-être en voie de disparition. Il s’agit de l’adolescent à l’allure romantique, un tout petit peu rebelle, excentrique,  insouciant, négligent à la façon des grands adolescents d’autrefois, qui aimaient les grandes idées, les grandes valeurs humaines et dont le regard  découvre des perspectives plus larges, plus généreuses aux humains. Il est donc peu intéressé au football, aux vedettes de la société de consommation.

Depuis 4 ans que je le connais, je ne l’ai jamais vu perdre son sang froid. Cependant, ne confondez pas son calme avec l’ignorance ou l’oisiveté. Bien qu’il puisse parfois donner l’impression de n’avoir aucun souci envers l’école, par exemple, en réalité, il est extrêmement fiable et responsable. Eh bien, sauf quand il s’agit de faire ses devoirs ou de participer aux projets  de groupe. Mais nous, ses collègues, nous fermons les yeux sur ces manques insignifiants par rapport à son enthousiasme vis-à-vis de son projet le plus cher: celui de faire revivre la communauté juive de notre ville, si peu nombreuse qu’elle soit, après les  coups durs subis le long de l’histoire. Ses riches connaissances sur l’histoire de notre ville et de sa petite communauté juive sont plus qu’impressionnantes, de même que son empressement d’aider les autres, au cas où ils se trouveraient en difficulté.

Chaque fois qu’un événement important se passe dans notre école ou dans  notre ville, vous pouvez parier qu’il y est en quelque sorte impliqué. Volontairement.

En plus, notre jeune collègue fait prevue d’une politesse infaillible que ce soit auprès des enseignants de l’école ou d’un  adulte quelconque ce qui explique une fois de plus sa popularité. Oui, il a ses moments de bavardage excessif, et oui, c’est le pire cauchemar de notre professeur d’histoire à cause de ses questions incessantes, mais il a une étrange capacité de se faire aimer de tout le monde, tel qu’il est: un peu ahuri, parfois drôle, mais toujours gentil et par dessus tout, curieux, assoifé de  vérité historique et d’humanisme.

C’est pourquoi,  sans aucune hésitation, je peux nommer Ery un véritable modèle de vie clairement orienté vers un idéal assez rare de nos jours. On a beaucoup à apprendre de lui, beaucoup à admirer et nous, ses collègues nous sommes heureux d’avoir eu la chance de le connaître, de le voir mûrir à côté de nous.

Hrenyak Alexia Nadina, Classe: XII Filologie, C. N. “C.D. Loga” Caransebes

Prof. coordonator: Rusulescu Camelia